L'AUTHENTIQUE

Les journaux, comme les hommes, naissent égaux en droits et en devoirs

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SELON RACHID BOUKERZAZA, MINISTRE DE LA COMMUNICATION

L’inflation a atteint 3,5 %
Ainsi, le projet de décret exécutif fixant les conditions de création, d’organisation, de fonctionnement et de contrôle des établissements sociaux et médicaux sociaux a pour objectif, selon le ministre, d’encourager la solidarité, la protection, l’intégration sociale et son épanouissement.
En effet, a indiqué l’orateur, «l’Etat a, à son actif, 60 % du recouvrement social, les 40 % restants doivent être comblés par les associations». Par conséquent, est-il souligné, «le-dit projet de décret exécutif encadrera le dispositif de création des associations avec accompagnement des personnes en difficulté pour mieux s’intégrer dans la société à travers la formation et l’éducation, toutes catégories confondues, à savoir les personnes âgées, les handicapés et les femmes célibataires».
Par ailleurs, le projet de décret exécutif fixant les conditions de création, d’organisation, de fonctionnement et de contrôle des établissements d’accueil de la petite enfance entrera dans un cadre pour subvenir aux besoins fondamentaux.
L’interlocuteur a avancé le chiffre de 1 270 enfants ayant bénéficié d’une assistance en 2007, même de l’étranger, de même que 270 autres récupérés par leurs parents.
Dans le même ordre d’idées, les deux projets de décrets exécutifs, estime M. Boukerzaza, «influeront sur les associations d’une manière positive et contribueront à fructifier le rôle associatif de proximité». Même si 290 associations de la petite enfance existent déjà, il est prévu l’ouverture à grande échelle de crèches afin de pallier le vide constaté dans ce domaine qui pénalise les mères qui travaillent.
En revanche, la création d’association devra répondre à plusieurs critères, dont l’accréditation et une autorisation délivrée par des experts.
D’un autre côté, le projet de décret exécutif portant statut du personnel du ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques mentionne la création de nouvelles corporations, en l’occurrence des inspecteurs, des hauts grades de guides de la pêche et de l’aquaculture. Une formation adéquate dans le domaine de la pêche est recommandée, voire obligée.
S’agissant de la communication du délégué chargé de la planification sur les principaux résultats du quatrième trimestre et prévision de clôture 2007, le ministre de la Communication a affirmé que «l’économie algérienne a connu un essor grâce à l’aisance financière avec un PIB de 9390 milliards de dinars». Ce qui donne une hausse de 3 % par rapport à 2006, dont 6 % de croissance en comptant seulement les hors-hydrocarbures.
Le PIB par habitant avoisine les 9 360 dollars.
Dans la foulée, l’orateur a déclaré que l’inflation a enregistré 3,5 %, soit une hausse par rapport à 2006, estimée à 2,5 %. Néanmoins, M. Boukerzaza a mis en relief la hausse des prix des denrées alimentaires dans le monde, qui est le principal facteur de la montée en flèche de l’inflation.
Aussi, selon le ministre, le chômage a connu une baisse et ce, grâce aux efforts dépoloyés par le ministère de l’Emploi.
Les différents secteurs en plein essor sont ceux dont les activités sont liées à l’agriculture (5 %), les travaux publics (5,9 %) et les services (5 %). En revanche, le secteur du tourisme ne dépasse guère les 1 %.
Enfin, à une question sur les événements de Berriane, le ministre a expliqué que «les responsables des incidents sont actuellement hors d’etat de nuire et seront traduits en justice après les résultats des enquêtes»
M. B.

ASSURANCE, CPA-CAAR

Signature d’une convention de bancassurance

Le Crédit populaire d’Algérie (CPA) et la Compagnie algérienne d’assurance et de réassurance (CAAR) ont signé mardi à Alger une convention de partenariat de bancassurance.
Cet accord a été paraphé par les P-dg respectivement de la CAAR et du CPA, MM. Brahim Kassali et Mohamed Djellab.
La convention consistera à vendre, à travers le réseaux du CPA, de produits d’assurance proposés par la CAAR laquelle avait déjà signé une convention similaire avec la Banque Extérieure d’Algérie (BEA).
Ce nouvel accord porte à six le nombre total de ce genre de coopération conclus depuis la promulgation en 2006 de la nouvelle loi sur les assurances.
La première convention a été conclue, fin mars, entre la Caisse nationale d’épargne et de prévoyance (Cnep-banque) et la compagnie d’assurance Cardif El Djazair (filiale de BNP Paribas assurance).
Deux autres accords avaient été signés entre la Société nationale d’assurance (SAA) et la Banque de développement local (BDL), et entre la SAA et la Banque de l’agriculture et du développement rural (BADR), suivis de deux nouvelles conventions entre la CAAR, la CAAT et la BEA. La bancassurance, définie comme une vente de produits d’assurance par une banque à des particuliers pour le compte d’une compagnie d’assurance, avait été autorisée à la faveur de la loi du 20 février 2006 modifiant et complémentant l’ordonnance du 25 janvier 1995 relative aux assurances de personnes et de capitalisation par le recours à des formules d’épargne attractives et amélioration de la qualité de service.
(APS)

CINQ ANS APRES LE SEISME

Que reste-t-il à faire à Boumerdès ?
Arrêté début mai 2008 par la wilaya de Boumerdès, le bilan de prise en charge des effets du séisme, d’il y a cinq ans, se décline, en gros, comme suit : 85 738 logements ont été réhabilités soit un taux de 100%. Et sur plus de 10 000 familles sinistrées, dont les bâtisses se sont effondrées, lors du séisme, 9 954 ont été pratiquement relogées dans des bâtiments en dur. Un taux de 94,20%, a-t-on précisé. Il est bon de signaler que parmi les familles bénéficiaires , 180 sont en train d’être relogées par phases successives, actuellement, dans la circonscription de Bordj-Ménaïel.
Les pouvoirs publics mettent en avant encore ces aides à la reconstruction individuelle dont le nombre est de 2 430 et qui s’ajoutent à celles collectives au nombre de 797. Concrètement, le projet de construction de 8 000 logements pour les rescapés du cataclysme est presque achevé, puisque 6 103 unités immobilières ont été réceptionnées, alors que 1 897 sont en cours de réalisation. Mais dans certains sites de chalets, comme ceux du Figuier II, Tidjelabine ou Haï El-Louz à Thénia, de nombreuses familles attendent impatiemment d’être prises en charge. «Aucune échéance n’a été encore fixée pour notre relogement», s’inquiètent quelques familles sinistrées au site Hai El-Louz. La vie dans ces cabines en formica de 36m2 est insupportable, particulièrement pour les familles nombreuses. En hiver, l’atmosphère est intenable à cause de l’humidité et en été aussi l’enfer, puisque l’espace habitable est exiguë. Ces baraquements, conçus comme habitation provisoire, se dégradent. On ne peut y installer que quelques (petits) meubles ou ustensiles de cuisine. «Le strict nécessaire», a-t-on relevé. Et on a beau déployé des efforts pour embellir le site, celui-ci reste un ghetto qui risque de prendre à la longue la forme d’un bidonville. Plus de 40 familles sinistrées à Tidjelabine ignorent pour combien de temps elles resteront encore parquées dans leur centre de transit. On s’est entendu, explique un père de famille concerné, pour reconstruire notre propre immeuble à la cité des 210 Logements du village précité au lieu d’habiter ailleurs. Mais une fois engagée, l’entreprise concernée a vite arrêté les travaux pour manque de financement. «Pourquoi bloque-t-on le projet?», se demande-t-on.
Les commerçants s’inquiètent, eux aussi, du retard des indemnisations promises par les pouvoirs publics.
A.K.

DJAABOUB L’A ANNONCE HIER A LA RADIO

Les échanges commerciaux avec l’Afrique sont de 1,7 milliard
de dollars seulement

Le taux d’échanges commerciaux de l’Algérie avec l’Afrique est estimé à 1%.
Invité de la rédaction de la Radio algérienne, Chaîne III, Le ministre du Commerce, El-Hachemi Djaâboub a expliqué : «Nous avons commencé par donner des chiffres de 2002 à 2007 et nous avons remarqué que le volume global d’échanges commerciaux est de 1 milliard 700 millions de dollars. C’est très très peu et en matière d’exportation c’est à peine 800 millions de dollars et sur ces 800 , 90% concernent les hydrocarbures».
En matière d’exportation, expliquera encore le ministre : «Pendant 5 ans, nous n’avons pas pu exporter plus de 16 millions de dollars par an».
Dressant un constat de la situation, El-Hachemi Djaâboub fera remarquer que parmi les raisons de la faiblesse des échanges avec l’Afrique, il y a le fait que l’outil de production national n’a jamais visé l’exportation. Donc, les entreprises publiques ont été installées pour produire et vendre localement, les opérateurs nationaux privés ont toujours visé le marché national.
Pour booster les volumes d’exportation, l’Etat s’engage à mettre en place un dispositif de facilitation d’exportation vers les autres pays africains.
Le ministre a, néanmoins, fait remarquer : «En matière d’aide, l’Etat n’est pas là pour prendre en charge les frais de transport. De quoi a besoin l’exportateur ? Il a besoin de la sécurité, de l’assurance nécessaire et éventuellement d’un cadre préférentiel. Ce dernier, malheureusement, nous ne l’avons pas encore avec les pays d’Afrique. mais nous avons déjà signé des accords commerciaux avec 25 pays».
Le ministre a signalé qu’il y a des produits hautement compétitifs qui peuvent être exporter vers l’Afrique. Citant à titre d’exemple, ceux de la SNVI, «et la prochaine ouverture stimulera les échanges commerciaux dans la région», a-t-il ajouté.
Le premier responsable du secteur a indiqué qu’en matière d’assurance, je dois dire que le commerce international est régi par des règles internationales mais en matière de service, on est encore loin, la production nationale n’a jamais eu comme objectif l’exportation «mais en matière de normes ou de compétitivité nous avons beaucoup à faire pour essayer d’arriver à un niveau appréciable, ceci par le biais de partenariat avec des opérateurs étrangers et avec un savoir-faire», dira le ministre du Commerce en conclusion.
S.L.

SECURITE REGIONALE ET INTERNATIONALE

Les Etats-Unis qualifient l’Algérie de leader
Ces affirmations émanent de la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice. Un discours nouveau de la part d’officiels américains, qui tranche avec le scepticisme qu’affiche l’administration américaine à l’égard de l’évolution de la situation en Algérie.
Dans une déclaration écrite adressée à l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Alger, à l’occasion de l’inauguration de son nouveau siège, Condoleezza Rice a souligné qu’«en 2008, l‘Algérie est un leader reconnu en Afrique du Nord et au-delà. L’Algérie est championne de la sécurité régionale et internationale, son économie a fait de grands progrès et sa société est en train de devenir plus ouverte que jamais».
Dans sa déclaration lue par l’ambassadeur américain à Alger, Robert S. Ford lors de la cérémonie, Rice a reconnu
qu’«aujourd’hui, nous pouvons apprécier le chemin parcouru par l’Algérie depuis qu’elle a émergé en tant que nation indépendante», rappelant qu’«en 1962, l’Algérie se remettait encore d’une guerre terrible, avec une économie brisée et la perte de plus d’un dixième de son peuple», faisant savoir que son pays avait nommé son premier ambassadeur à Alger en 1962 en signe de «la détermination des Etats-Unis à soutenir le peuple algérien dans la construction de sa nouvelle nation».
La secrétaire d’Etat américaine a exprimé, à cette occasion, son espoir de «développer encore plus» les relations entre les deux pays dans le domaine de l’éducation, des échanges culturels, de la coopération judiciaire, des affaires et de la coopération sécuritaire.
De son côté, l’ambassadeur américain à Alger, M. Robert S. Ford, a réaffirmé l’engagement des Etats-Unis à «établir un partenariat durable en Algérie» et  à «accroître davantage» les relations bilatérales.
Le diplomate américain a souligné que le nouveau bâtiment «représente les relations solides et en perpétuel développement» entre l’Algérie et les Etats-Unis.
Il a réaffirmé «l’engagement» de son pays à établir «un partenariat durable en Algérie qui comprend le développement économique, la coopération pour la sécurité régionale, l’éducation, la justice, le secteur des finances et plus d’échanges» entre les deux peuples.
L’ambassadeur a, par ailleurs, exprimé son «grand plaisir de voir le chemin parcouru par l’Algérie vers la paix et la prospérité durant cette dernière décennie», mais aussi de «voir le développement des relations entre le peuple algérien et le peuple américain».
Dans ce contexte, il a annoncé l’ouverture de deux «coins américains» (American corners) à Oran (ouest) et Constantine (est) dans trois semaines en coopération avec les universités des deux wilayas. R.S.Ford a estimé que la coopération entre les deux pays «peut se développer davantage et elle le sera», ajoutant que l’Algérie, son gouvernement, son économie et sa société «deviennent de plus en plus ouverts au monde».
Pour sa part, le directeur général des Amériques au ministère des Affaires étrangères, Fatiha Selmane, a indiqué que la nouvelle bâtisse de l’ambassade américaine est «une réalisation qui dispose de toutes les commodités et fonctionnalité nécessaires à l’accomplissement de sa mission».
«L’ambassade des Etats-Unis bénéficie désormais des meilleures conditions pour se consacrer pleinement au processus de développement et de consolidation des relations bilatérales liant nos deux pays», a-t-elle dit.
La construction du nouveau siège, d’une architecture mauresque, a coûté environ 91 millions de dollars. Sa superficie globale s’étend sur 15 mille mètres carrés.
Mme Selmane a également rappelé que la relation entre l’Algérie et les Etats-Unis «a connu durant ces dernières années un essor remarquable que traduit, dans les faits, le nombre croissant des visites croisées des responsables des deux pays et la coopération multiforme qui se développe dans plusieurs domaines d’intérêts communs». Le volume des échanges commerciaux bilatéraux a enregistré en 2007 «un nouveau record historique dépassant 17 milliards de dollars», a-t-elle relevé, estimant qu’il s’agit-là «de progrès encourageants»
K. B.

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

Compétences algériennes installées à l’étranger
«Nous avons besoin seulement des chercheurs et des enseignants de rang magistral parmi les compétences algériennes installées à l’étranger», a déclaré M. Rachid Haraoubia, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, lors d’une conférence de presse organisée à l’issue de la clôture des travaux des assises nationales sur l’enseignement supérieur et la recherche scientifique qui a pris fin hier dans l’après-midi avec l’adoption d’un certain nombre de recommandations. Le ministre n’a pas manqué, néanmoins, de rendre un vibrant hommage aux cadres algériens installés à l’étranger qui viennent de leur propre gré et à leurs frais donner, poursuit-il, des conférences ou encadrer des projets de recherche initiés au niveau de certaines universités d’Algérie. C’est pourquoi d’ailleurs que son département ministériel a mis en place, explique-t-il, un site Internet pour maintenir le contact avec ces Algériens qui travaillent à l’étranger dans les laboratoires de recherche qu’ils soient en France, au Canada, aux Etats-Unis ou ailleurs, a-t-il ajouté. Concernant ceux qui désirent rentrer au pays, le ministère est disposé de leur offrir les mêmes grades professionnels qu’ils ont acquis à l’étranger dans le cadre de l’équivalence des diplômes, avec en outre un logement en prime. Concernant la fuite des cerveaux, M. Haraoubia a souligné que le taux est «très faible ces dernières années», soutenant qu’un ingénieur qui termine ses études et qui part à l’étranger ne peut être comme,dit-il, de fuite d’un cerveau. Il a battu en brèche cette notion de
«fuite de cerveaux» en soutenant, en plénière, lors de la présentation des rapports d’ateliers que «tous ceux qui partent à l’étranger sont des cerveaux et que ceux qui sont restés ne sont pas des cerveaux». Cette logique ne tient pas la route, selon le ministre qui insiste par contre sur la promotion des conditions de la recherche et du statut du chercheur, mettant en évidence le déblocage cette année d’une enveloppe de 100 milliards de DA pour la recherche et le développement. La présence du secteur économique à cette rencontre explique aussi, dira le ministre, l’importance accordée aux passerelles à trouver entre les universités et les entreprises économiques en matière notamment de la formation de stage et du développement de la recherche. Le professeur Bouguechal Nour-Eddine, doyen de la Faculté des sciences de l’ingénieur et directeur du laboratoire d’électronique avancée de l’université de Batna est allé dans le même sens pour mettre l’accent sur la nécessité de la coopération internationale et de l’ouverture de l’université vers l’entreprise. «Depuis 10 ans, nous travaillons en étroite collaboration avec un institut supérieur de Berlin en matière de développement de la recherche et de la formation de nos étudiants en Allemagne», dit-il, mettant en exergue le cas de 30 Algériens de grades magister et de doctorat qui ont fait des stages au sein de cet institut allemand. La durée est de 3 mois pour ceux ayant le diplôme de magister et de 6 mois pour le doctorat. En contrepartie le laboratoire présidé par M. Bouguechal lui réalise des produits électroniques dans le cadre de ce partenariat inter universités. Le professeur formé en Angleterre qui a préféré renter et rester chez lui est loin de regretter de l’avoir fait.
«Les laboratoires étrangers te pressent à fond et quand ils n’ont plus besoin de toi, ils te jettent», a-t-il ajouté. Quant au recteur de l’université d’Oran,
M. Chahad Larbi, il a déclaré 200 projets de recherche entamés en 2007 dont plus de 50% sont réalisés en dehors du domaine de la médecine. Deux projets en chimie et informatique sont déjà inscrits et brevetés au sein des institutions internationales spécialisées dans la protection de la propriété intellectuelle et industrielle.
A.M.

LUTTE ANTITERRORISTE

Nécessité d’une coordination des efforts des «5+5 Défense»

«Le combat mené contre le terrorisme dans ses dimensions régionales et transnationales et les évènements dramatiques qui ont secoué la majorité de nos pays, constituent sans conteste l’illustration parfaite des dangers qui guettent notre région et auxquels nous devons faire face ensemble», a indiqué le général major, Tafer à l’ouverture des travaux de la 1ère réunion des chefs d’état-major des forces terrestres des pays membres de l’initiative «5+5 Défense».
«Il est par conséquent clair que pour éradiquer cette hydre (le terrorisme), il importe de coordonner nos efforts pour agir de manière cohérente et concertée», a-t-il ajouté.
Devant les chefs d’état-major des pays de l’initiative, le général-major, Tafer a souligné que le bassin méditerranéen «est notre trait d’union, nous le souhaitons et le voulons un espace de paix et de prospérité», ajoutant que «nos actions doivent nécessairement converger vers la consolidation d’une coopération axée sur le bien, la paix et la sérénité de tous ses riverains».
Qualifiant, par ailleurs, la question de l’immigration clandestine de «préoccupation principale» pour les pays de l’initiative, le commandant des forces terrestres a estimé qu’»elle doit être traitée dans un aspect sécuritaire et policier, mais nécessite aussi l’initiation d’une réflexion globale à même de définir les tenants et aboutissants du phénomène».
«Il s’agit là d’un phénomène qui nécessite une véritable analyse pour cerner ses origines, ses motivations et ses répercussions. Dans ce contexte l’analyse globale de ce dramatique problème est plus que nécessaire», a encore ajouté le même intervenant.
S’agissant des travaux de l’initiative «5+5 Défense», le général-major Tafer a relevé que les activités entreprises depuis son lancement témoigne de «la volonté de nos pays d’£uvrer pour le bien de nos intérêts communs et pour affronter ensemble les risques potentiels auxquels nous pourrions être confrontés».
Pour consolider les démarches projetées dans ce cadre, le commandant des Forces terrestres a préconisé l’établissement des réseaux opérationnels pour l’échange et le traitement d’informations et l’élaboration d’une feuille de route commune pour assurer la mise en place d’un dispositif de coopération dans le domaine de la contribution des forces armées dans les situations de catastrophe.
Il a également jugé nécessaire d’organiser des séminaires pour l’échange d’expériences dans les domaines qui intéresseraient l’intervention des forces armées dans les situations d’urgence ainsi que la contribution au plan technologique et scientifique des pays de la rive Nord au bénéfice de ceux de la rive Sud de la Méditerranée.
Le général-major Tafer qui préside les travaux de la 1ére réunion des Forces terrestres des pays membres de l’initiative «5+5 Défense», a affirmé que cette rencontre «traduit indéniablement l’intérêt que nos pays accordent au développement de la coopération entre les deux rives de la Méditerranée occidentale et attestent de la volonté partagée d’instaurer et d’engager un dialogue franc et souverain entre les membres de cet ensemble».
Les recommandations prévues au terme de la réunion seront soumises à l’approbation des ministres de la Défense des pays membres de l’initiative lors de leur prochaine session qui se tiendra à Tripoli (Libye) en décembre prochain, a-t-il précisé.
La réunion d’Alger s’inscrit dans le cadre des activités planifiées au titre du plan d’action adopté en décembre 2007, lors d’une rencontre qui avait regroupé les ministres de la Défense des pays membres de «l’initiative 5+5 Défense» à Cagliari (Italie).
Elle a également pour objectif de «planifier des séminaires en vue de partager les expériences et faire progresser les aptitudes des forces armées des 5+5 Défense».
Les pays membres de «l’initiative 5+5 Défense» sont : l’Algérie, la Libye, la Mauritanie, la Tunisie, le Maroc, ainsi que la France, l’Italie, Malte, le Portugal, et l’Espagne.
R. N.

5e EDITION DE L’OPERATION «EBOUEURS DE LA MER»

Les enfants de Sonelgaz retroussent leurs manches
et trient les déchets pour des plages plus propres

L’opération «Eboueurs de la mer», Groupe de Sonelgaz, en partenariat avec la Radio algérienne et le mouvement associatif, aura lieu le jeudi 22 mai 2008 à partir de 9h00. Il s’agit de la 5e édition de cette opération qui consiste à nettoyer, simultanément, 12 sites éparpillés sur 11 wilayas côtières du pays.
Pour la 5e année consécutive, le Groupe Sonelgaz, la Radio algérienne et le mouvement associatif rééditent l’opération qui, chaque année, mobilise plus de monde. Le 22 mai 2008, il est attendu la participation massive des éco-citoyens qui viendront prêter main forte à plus de 4 000 employés du Groupe Sonelgaz accompagnés de leurs enfants et des membres des associations vertes. Les amoureux de la nature pourront ainsi participer à l’opération dans les sites suivants : Aïn-Achir (Annaba), plage Market (Skikda), plage Kotama (Jijel), plage Souk-Letnine (Béjaïa), plage Tigzirt (Tizi Ouzou), Chenoua-Plage (Tipasa), plage R’mila (Bab El-Oued), plage Tamentfoust (ex-La Pérouse), plage Sablettes (Mostaganem), plage Les Andalouses (Oran), plage Terga (Aïn-Témouchent), plage Marsa Ben-M’hidi (Tlemcen).
«Nettoyer, collecter, trier» sont les maîtres mots de la journée du 22 mai 2008. Une journée dédiée exclusivement au «toilettage» de nos plages pour qu’elles puissent accueillir baigneurs et promeneurs. adultes et enfants donneront ainsi un nouveau cachet à nos plages, à la veille de l’ouverture de la saison estivale.
Cette opération est également une occasion idéale pour apprendre à nos enfants les bons gestes de collecte et de tri des déchets. Des gestes civiques à promouvoir et à faire connaître. C’est pourquoi, le Groupe Sonelgaz a édité des foyers didactiques en direction des enfants et qui montrent la dangerosité de certaines matières jetées dans les égouts, les rivières, lacs, mers et océans dont le temps de décomposition est, pour certains, infini. Les «éboueurs de la mer», les enfants, notamment, apprendront, surtout, que les éléments les plus longs à se décomposer sont les bouteilles en verre et le plastique sous toutes ses formes qui mettent, respectivement, entre un million d’années et indéfiniment pour se désagréger.
Les participants à l’opération retiendront ainsi qu’il faut toujours ramasser les déchets et de ne jamais les jeter ni dans la nature ni sur la plage.
Le Groupe Sonelgaz met à la disposition des «éboueurs de la mer», la logistique indispensable pour l’opération : gants, râteaux, pelles, sacs et ravitaillement.
Le résultat est double : avoir des plages propres où chacun pourra se promener et se baigner et enseigner les bons gestes civiques pour les générations futures.
C. P.

HABITAT

Nourredine Moussa réunit les DUC des 48 wilayas
Nourredine Moussa, ministre l'Habitat et de l’Urbanisme, présidera, au siège de son département aujourd’hui à 9h, une réunion d’évaluation de l’état d’avancement des différents programmes gérés par les directeurs de l’urbanisme et de la construction (DUC) des 48 wilayas.
Cette rencontre sera consacrée à l’examen des wbilans relatifs à la viabilisation des sites de logements, à l’amélioration urbaine et aux instruments et actes d’urbanisme. Le ministre saisira
l’occasion pour donner les orientations et instructions nécessaires à l'accélération du processus de réalisation de ces programmes.
R. N.

BEJAIA

La foire de la nouveauté baisse le rideau
La 3° édition du Salon national de la nouveauté organisé par l’équipe dynamique de «Kati Agency» à la grande surface de l’ex-Souk El-Fellah baisse son rideau aujourd’hui, après avoir focalisé l’attention des citoyens depuis le 14 écoulé.
Nacereddine Kati, l’organisateur en chef de ce salon avec sa satisfaction d’avoir reçu quelque 35 firmes, venues des différentes régions du pays. L’autre volet mis en exergue est la fréquentation appréciable de cette manifestation par un volume relativement important de visiteurs : 3000 voire plus par jour !
Concernant l’exposition proprement dite, elle a rassemblé différents segments de l’économie nationale et une bonne partie de biens importés.
L’agroalimentaire, boissons, produits laitiers dont Ramdy et Vallée glaces, l’électronique grand public avec un géant, Cristor, la bureautique avec plusieurs exposants, la céramique de luxe avec Madouni, les télécommunications avec l’opérateur public Actel qui a eu la main heureuse en installant un espace gratuit dédié aux jeunes internautes.
Djamel Bouchetta, le boss de B. A. S. dont la «success story» mérite d’être racontée, nous le ferons un jour, avoue qu’un «tel rassemblement permet aux concessionnaires de sortir de leur traditionnel show room et d’aller vers le client qui, soit dit en passant, devient de plus en plus exigeant». Et d’ajouter : «Nous offrons à notre clientèle une possibilité d’accès au crédit Cetelem qui reste une référence en la matière. Par ailleurs, nous saisissons l’occasion de cette réunion pour aviser notre clientèle de la parfaite fonctionnalité de notre service après-vente».
L’initiative de cette réunion est, de l’avis des visiteurs rencontrés, une excellente chose, du moment que, comme son nom l’indique, le citoyen est mis directement en contact avec tout ce qui est nouveauté. Ce qui ne peut que l’orienter judicieusement vers le meilleur choix possible.
M. R.

BEJAIA

De l'irréversibilité des réformes

Les ouvriers ceux du COCB, l’UP8, comme ceux de l’ENMTP l’unité grues de l’EPLA comme ce qui reste de l’ex-Ecotex, doivent se faire à l’idée que tôt ou tard, ils devront changer de patrons et surtout de méthodes de travail.
En vérité, la classe ouvrière nationale n’a jamais constitué une force capable d’influer et d’imposer les conditions de son existence et de sa survie. La situation, parfois, relevait de l’ubuesque. Les décideurs caressaient dans le sens du poil le prolétariat lui donnant l’illusion d’être le maître de son destin et de son outil de travail et les ouvriers pas dupes pour un dinar faisaient à leur tour semblant de travailler. La mode était à l’application du slogan “8 heures au travail et surtout pas 8 heures de travail !” Certaines unités ne vivaient que par et pour leurs coopératives, point de mire de tous et principale préoccupation de l’ouvrier. A tel point et à voir la noria de camions déchargeant les biens de consommation, on se croirait dans un Souk el fellah et non dans une unité productive !
Qu’on se le tienne pour dit, il n’y avait ni conscience de classe ni effort particulier pour produire plus et moins, sans aller jusqu’au stakhanovisme. C’était le temps de l’«Etat vache à lait». Une usine boitait. A Dieu va ! Des milliards étaient injectés pour sauver l’outil de travail et les emplois. C’était le prix à payer pour maintenir une paix sociale, au demeurant bien précaire. Les premières privatisations n’ont guère apporté une amélioration quelconque. Aujourd’hui, tout est consommé et du secteur public hyper-puissant, il ne reste que des lambeaux. Les ouvriers ont connu des sorts disparates.
Si certains anticipant sur les dissolutions, cessions et vente de leur gagne-pain sont partis volontairement vers d’autres cieux, d’autres moins chanceux ont été poussés vers la sortie et sont partis, une main devant, une main derrière, rejoindre la cohorte des chômeurs. D’autres encore, bien rares, ont pu sauvegarder leur situation à la faveur d’une reprise par le privé national ou étranger et de l’outil de travail et de ceux chargés de le faire tourner.
A Béjaïa, seuls demeurent encore quelques îlots de ce qui fut un puissant tissu industriel et qui s’est avéré «in fine» un colosse aux pieds d’argile. La classe ouvrière d’hier a vécu. La nouvelle doit impérativement s’immerger dans une nouvelle conception du travail et se mettre au diapason des nouvelles règles que le privé impose et qui s’appuient fortement sur la rentabilité, toujours et encore la rentabilité. Ceux, qui ne l’ont pas compris se mêlant les pattes dans des combats incertains et d’arrière-garde et des slogans largement passés de mode, comprendront vite et à leurs dépens que la partie est perdue, définitivement.
M. R.

COMMUNE DE BÉNI-BOUATEB, DAIRA D’EL-KARIMIA

L’absence d’un CEM a contraint les filles
à abandonner leurs études
Parmi les nouvelles communes de la wilaya de Chlef, issues du dernier découpage administratif de 1984, la collectivité de Béni-Bouateb connue aussi, sous le nom du saint homme de la région Sidi-Mekraz, est la seule commune qui a payé un lourd tribut durant la décennie noire, qu’a connue notre pays.
Une région située au pied du prestigieux Ouarsenis, sur un vaste espace de forêts denses, une région située sur les hauteurs des massifs montagneux dont les groupes armés du GIA en ont fait leur fief et un lieu de transit pour les groupes armés activant dans les régions de Aïn-Defla,Relizane et Tissemsilt.
Les citoyens de Béni-Bouateb dont plus de 70% sont des moudjahidine de la glorieuse Armée de libération nationale (ALN) où des fils de chahids étaient contraints durant les années de braises 90-2000 à l’exil forcé, une fuite vers les villes de l’intérieur du pays, ceux qui y sont restés ont été massacrés, leurs cheptels anéantis, des familles entières ont été décimées. Grâce aux militaires de l’ANP, aux Patriotes et à la Garde communale, la région, qui était affectée par les semeurs de la mort, est aujourd’hui assainie et renaît peu à peu de ses cendres.
Ayant souffert de l’isolement durant toute une décennie et de la marginalisation surtout, la commune de Béni-Bouateb, pour panser ses plaies et pour inciter les citoyens ayant fui la région à y revenir, l’Etat avait octroyé à la commune une enveloppe de 600 millions de centimes, qui selon le P/Apc, Ahmed Mazari, ont été consacrés à la réfection des routes endommagées par les nombreuses bombes des terroristes qu’ils semaient à tout bout de champ.
Ces 600 millions de centimes ont permis la réfection et le bitumage des routes reliant Sebouh-Tahar au siège de la commune et celle reliant Sebouh-Tahar (grand barrage d’Oued-Fodda) à Béni-Djartène. Outre la réféction des routes, une autre enveloppe de 190 millions de centimes a permis la rénovation des écoles incendiées par les groupes terroristes. Des projets en grand nombre et des aides au Secteur de l’agriculture dont le renforcement du cheptel, la plantation d’arbres fruitiers, la réhabilitation de la production apicole, bref des projets incitatifs au retour de la population vers la commune-mère.
Parmi tous ces projets, bien que consistants, les citoyens de Béni-Bouateb, auraient préféré des infrastructures éducatives mieux que tout autre projet, car disent-ils, l’enseignement dans leur commune connaît depuis 1984, une carence manifeste en matière d’établissements scolaires, chose qui a contraint bon nombre de filles et de garçons à abandonner leurs études au niveau de la 6e AF, et ne vont pas au-delà du primaire en l’absence d’un CEM qui devait voir le jour en 2006. Le choix du terrain pour sa réalisation a été fait et depuis 2006 à ce jour rien n’a été fait, un retard de 2 années qui sont pour beaucoup dans la déperdition scolaire qui est très élevée au niveau de la commune de Béni-Bouateb.
Pour le primaire, ce palier de l’enseignement a bénéficié durant l’année 2006, d’une aide de la part de l’Union européenne (UE) et son Programme d’aide et de réhabilitation des zones atteintes par les atrocités du terrorisme le (PARZAT), un programme financé à 100% par l’Union européenne qui a octroyé à la commune de Béni-Bouateb 100 tables d’écoliers, 12 armoires, 12 bureaux pour maîtres, 12 chaises, 12 climatiseurs et des micro-ordinateurs. La réhabilitation des écoles incendiées a été financée par l’Etat. Le seul problème demeure au niveau de l’enseignement moyen, les élèves admis en 7e AF sont contraints de se faire scolariser à El-Karimia ou à Oued-Fodda à plus de 30 km de chez eux.
A.B.

LES PARLEMENTAIRES DU RCD SE RAPPROCHENT DU CITOYEN

Ouverture d’une permanence à Tizi Ouzou
C’est en présence des élus de la région, notamment le vice-président de l’APN, Noreddine Aït Hamouda,  que le RCD, le Rassemblement pour La culture  et la démocratie, a ouvert, hier en début d’après midi,  sa permanence parlementaire à la Nouvelle-Ville de Tizi Ouzou, en vue de recevoir quotidiennement les doléances de la population de la wilaya. D’ailleurs, à en croire les membres du bureau régional du RCD, un attaché parlementaire sera installé dans le but de servir de trait d’union entre les membres des deux Chambres du Parlement et les citoyens. Dans un premier temps, la permanence du RCD à Tizi Ouzou sera ouverte les samedi et lundi pour permettre aux citoyens de prendre rendez-vous avec les parlementaires et exposer leurs préoccupations. «Voila une année que les élections législatives ont eu lieu. Les élus du RCD concrétisent leur permanence qui sera domiciliée au niveau du siège du bureau régional du parti», explique le responsable du bureau régional de la formation de Saïd Sadi. Le RCD est en train, en somme, de reconquérir de plus en plus le terrain en Kabylie, surtout après sa victoire remarquable durant les élections locales de novembre dernier, à l’issue desquelles, il est devenu, à la faveur des résultats obtenus, la première force politique en Kabylie, en détrônant le FFS qui avait l’Assemblée populaire de wilaya et la majorité des APC de la région. Aujourd’hui, d’ailleurs, il a décroché sur un nombre important de communes et même l’APW de Tizi-Ouzou.
M.A-B.

BLIDA

Tenue de la troisième session de l’APW, neuf dossiers traités
Les travaux de la 3e session de l’Assemblée populaire de wilaya se sont tenus mardi au siège de la wilaya, en présence du wali et du président de l’APW, en traitant neuf dossiers dont six consacrés aux infrastructures de plusieurs secteurs. Il s’agit des Secteurs du sport, de la santé de proximité, l’université, la culture, les écoles primaires et le plan d’orientation du Grand-Blida. Les autres ont porté sur la liaison des cités et des centres de wilaya en gaz de ville, le retrait de la circulation des véhicules de service vétustes et la récupération de terres agricoles. Dans leurs interventions, les deux responsables ont mis l’accent, sur l’importance de ces dossiers qui portent sur le développement local, en vue de lui donner un nouveau souffle. Tout en mettant en exergue les progrès faits, ils ont exhorté les cadres gestionnaires et les élus à plus de suivi pour résoudre les problèmes qui demeurent, en faisant preuve de présence et d’initiative. En effet, la wilaya de Blida renferme un riche patrimoine en infrastructures qui font d’elle une wilaya privilégiée, notamment en sport, la santé et l’université.
Le débat, sur le plan d’aménagement du Grand-Blida, est peut-être venu au bon moment pour résoudre les problèmes qui se posent dont, notamment, la révision du PDAU qui continue à bloquer les projets de construction.
B.B.
R'HUMEURS D'ALGER

RESSOURCES HYDRIQUES : Halte au gaspillage

Cette année, la manne céleste nous a comblé avec un apport en eau qui éloigne le risque de la sécheresse. Aussi, le démarrage de la station de dessalement du Hamma contribuera à mettre fin à tant d’années de disette. A l’ombre des derricks, les forages d’eau continuent inlassablement à titiller les nappes phréatiques pour irriguer de nouvelles terres arrachées à la désertification. Le développement rural ne peut que progresser dans le sillage de nouveaux projets.
Au ministère des Ressources en eau, on est aux anges : l’Algérie disposera d’ici 2009 d’un parc de grands ouvrages composé de 72 barrages d’une capacité de mobilisation globale de 7,4 milliards de mètres cubes. Pour les transferts d’eau, et à travers les deux programmes de développement mis en œuvre depuis 2000, 21 grandes adductions d’eau ont été réceptionnées, permettant de remédier à la situation de déficit et de réaliser des aménagements en aval des barrages construits, non encore connectés. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Il reste cependant à revoir l’alimentation en eau potable et la vétusté des canalisations. Dans chaque quartier de la capitale, on assiste au drame quotidien des conduites éventrées ou de compteurs d’eau fuyants qui plantent le sempiternel décor aquatique à ciel ouvert.
Les messieurs de la SEEAL, au-delà de leur bonne volonté à panser les blessures portées sur les conduites d’eau, s’emploient à apporter des retouches sans lendemain. Même que le macadam fait dans la pétarade en éclatant au grand bonheur d’un jaillissement d’eau. La fréquence de distribution d’eau dans la capitale est passée à 24 heures sur 24, si ce n’est des perturbations provoquées par des pannes techniques. Il y a lieu de prendre sérieusement en considération le phénomène des fuites. Le téléphone vert répond tardivement aux appels de détresse.
Entre-temps, des milliers de mètres cubes d’eau se frayent un chemin vers les caniveaux, Aussi, la bonne gestion des ressources hydriques passe par le robinet du voisin et la maîtrise à tout prix de l’usage sauvage de l’eau.
S.A.B.

LARBAAEn : attendant Godot...

Les bénéficiaires des logements AADL de la commune de Larbaâ ne savent plus à quel saint se vouer pour voir enfin leur projet se réaliser.
L’Entreprise de promotion du logement familial (EPLF), chargée de la réalisation de 200 logements, a entamé les travaux en 2001, moyennant des apports initiaux d’argent.
Toutefois, après le tremblement de terre de Boumerdès en 2003, l’entreprise a montré ses limites quant à la poursuite des travaux, du fait de nombreux problèmes financiers.
Depuis, les travaux sont au ralenti avec un taux d’avancement tournant autour des 30% seulement. Réponse du ministre de l’Habitat, lors de son dernier passage dans la localité, «le problème sera réglé dans les prochaines semaines.»
Rien de concret pour le moment et l’EPLF de Boumerdès exige plus d’argent, à cause de la réactualisation des prix qui ne reflètent plus le coût réel du projet. Devant cet état de fait, les bénéficiaires du projet sont décidés à faire valoir leur droit et faire redémarrer un projet qui date de plus de sept ans.
S. A. B.

IMMIGRATION CLANDESTINE : Le pied de nez à l’avenir

L’immigration clandestine passe inexorablement par un goût prononcé pour l’aventure qu’on continue d’offrir à grande pompe à travers les agences étrangères qui font miroiter l’éldorado de la lointaine terre promise du Canada. Hier encore, dans certains journaux, on ne s’est pas privé de faire rêver nos jeunes en placardant une alléchante offre d’immigration dans l’Acadie. Quoi de plus normal que d’éveiller les instincts de Robinson en route vers de nouvelles îles. Il en restera de tout tant des épaves.
Les pourvoyeurs de ce gigantesque marché clandestin vers le rêve insensé se profilent au-delà des frontières en annonçant, à grande pompe, la cote d’alarme de leur main-d’œuvre vieillissante en quête de nouvelles alternatives bon marché. Il n’y a pas que les paums qui tentent l’aventure de la traversée. Combien de cadres fraîchement et hautement diplômés échouent derrière de lugubres travaux de manutention, l'immigration clandestine n’a pas de niveau, elle se pratique sur un coup de gueule et c’est un pied de nez à l’avenir.
S. A. B.

CLIN D’ŒIL : Par le «foie» de Sidi Abdallah.....

Au cœur de La Casbah, on y revient toujours pour sa petite «kemia». Il s’agit bel et bien du fameux plat de foie mariné au carwi et au vinaigre. Des enfants et des adultes se présentent dans un ordre impeccable devant la gargotte pour s’arracher un sandwich à la sauvette. Il y a ceux qui mangent sur place et ceux qui en prennent pour le consommer sur leur lieu de travail. D’autres, venant des quartiers avoisinants, se déplacent spécialement pour savourer à même le trottoir, sur un air de bohème, la «kebda mchermla».
Cette escapade culinaire a bercé plusieurs générations qui se reconnaissent aujourd’hui dans ce petit palais gastronomique qui a résisté aux vicissitudes de la vie. A la rue Sidi-Abdallah, jadis connue pour ses boucheries, la friture bat son plat au gré d’une odeur qui nous prend au «foie». S’il y avait à désigner un nouvel ordre de maîtres «sandwichers», celui de Sidi Abdellah serait porté sur la liste des lauréats.
S. A. B.
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